La programmation culturelle
Ateliers, conférences, concerts, spectacles, projections-rencontres, visites...
La programmation des conférences en lien avec l'exposition : Le temps de la guerre. 1939-1945 dans le Gard
Une exposition vivante et pédagogique à découvrir absolument jusqu'au lundi 31 mai 2027 !
► Visiter l'exposition - Modalités :
- Lieu : Archives départementales du Gard, 365 rue du Forez à Nîmes (Venir aux archives
). - Ouverture : du lundi au vendredi de 8h30 à 17h00 - sauf jours fériés. Dernières entrées ½ heure avant la fermeture. Ouverture exceptionnelle de l'exposition le samedi après-midi lors des conférences.
- Entrée : libre et gratuite. Médiation possible aux groupes dès 5 personnes, sur réservation à [email protected]
- Stationnement : parking (avec accès adapté pour les personnes à mobilité réduite).
Pour tout renseignement : [email protected] - 04 66 05 05 10.
► Un cycle de conférences autour de cette exposition est proposé jusqu'en mai 2027.
Historiens, chercheurs, témoins et spécialistes viendront éclairer différents aspects de la Seconde Guerre mondiale, à l'échelle locale comme nationale, pour mieux comprendre ses enjeux, ses mémoires et ses héritages. Ces rendez-vous réguliers, ouverts à toues et à tous, offrent une occasion privilégiée de prolonger la découverte de l'exposition et d'engager le dialogue autour d'une période qui continue de résonner aujourd'hui.
Elles se déroulent à l’Auditorium des Archives départementales, généralement le samedi, en entrée libre et gratuite dans la limite de 150 personnes.
- Consulter les conférences proposées jusqu'en décembre 2026

- Consulter ci-après celles programmées jusqu'en mai 2027
La programmation des conférences en collaboration avec la Société d'Histoire de Nîmes et du Gard
- Samedi 17 janvier 2026 : "Autour du cartulaire-rouleau de Saint-Gilles, heurs et malheurs des sources saint-gilloises" conférence d'Alain Venturini
- Samedi 7 février 2026 : "Réinventer l'industrie nîmoise, la fabrique némausienne de châles (1ère moitié du XIXe siècle)" conférence de Éléanor Huard [ne se déroulera pas aux Archives départementales du Gard].
- Samedi 21 mars 2026 : "Trois plans d'ordonnancement de l'espace urbain nîmois (1785, 1945, 1993) : quels effets sur la réalité de la morphologie urbaine" conférence de Catherine Bernié-Boissard.
- Samedi 11 avril 2026 : "Guillaume de Nogaret, le mal aimé" conférence d'Armand Strudel.
- Samedi 3 octobre 2026 : "Les chanoines de Nîmes : une élite religieuse éclairée au XVIIIe siècle" conférence de Florent Bidot.
- Samedi 7 novembre 2026 : "La peste de 1579 à Nîmes" conférence de Gabriel Audisio.
- Samedi 12 décembre 2026 : "Le Comité de Nîmes" conférence d'Anne Boitel, suivie de l'assemblée générale.
Sauf mention contraire, les conférences ont habituellement lieu dans l’auditorium des Archives départementales du Gard à 14h30.
Plus d'informations : Société d'histoire de Nîmes et du Gard (canalblog.com)
Modalités :
- Lieu : auditorium des Archives départementales (Venir aux archives
). - Public : adultes (sans réservation, dans la limite des places disponibles)
- Entrée : libre et gratuite
- Stationnement : parking (avec accès adapté pour les personnes à mobilité réduite).
Attention, les dates sont susceptibles d'être modifiées. Suivez nos actualités, les conférences seront annoncées, le moment venu, sur le site internet des Archives.
Les expositions itinérantes à découvrir sur le territoire
À VOS AGENDAS !
Novembre 2026
Les conférences aux Archives
► Samedi 7 novembre 2026 à 14h30
En collaboration avec la Société d'Histoire de Nîmes et du Gard
"La peste de 1579 à Nîmes"
Conférence - Gabriel Audisio.
Dans l'ancienne société la peste était, avec la famine et la guerre, l'un des trois fléaux les plus redoutés. De fait elle pouvait survenir brusquement, se propage à la vitesse de l'éclair et s'installer pour des semaines ou même des mois. La combattre vraiment s'avérait impossible malgré tous les efforts, vu que la cause était ignorée. Celle de 1348, qui avait ravagé le continent européen, la "peste noire", était encore dans les mémoires d'autant plus qu'elle restait à l'état latent pour resurgir de temps à autre. Ainsi Nîmes en connut plusieurs durant le XVe siècle mais celle de 1579 au mieux a été signalée mais pas étudiée. À l'aide de la documentation conservée il est possible d'en tenter une approche : comment est-elle survenue dans la ville ? Quelle a été l'ampleur ? Quel désordre a-t-elle engendré ? Comment les autorités ont-elles réagi et géré la situation ? Quelles perturbations a-t-elle provoqué dans la vie quotidienne des habitants ? Quelles protections ont-ils mis en place ? La fuite de la ville a-t-elle été une solution ? Une fois l'épidémie passée, quel bilan peut-on en établir ? Telles sont les questions auxquelles il sera tenté de répondre.
Plus d'informations sur l'intervenant :
Gabriel Audisio est professeur émérite d'histoire moderne (Aix-Marseille Université). Il est spécialiste de l'histoire culturelle et religieuse du XVIe siècle. Il a publié 42 ouvrages et 170 articles dans six pays et quatre langues, dont "Les vaudois" (Saint-Rémy, Équinoxe, 2015) et "Une histoire d'hôtellerie. Logis et hôtes à Nîmes (1500-1600)" Paris Classiques Garnier, 2021. Il est membre de l'Académie de Nîmes et de la SHNG.
► Samedi 14 novembre 2026 à 14h00
En lien avec l'exposition : Le temps de la guerre. 1939-1945 dans le Gard![]()
"La Résistance crucifiée"
Conférence - Par Laurent Bossi.
Le sujet de la conférence rendra un hommage aux résistants uzétiens et gardois avec une présentation de quelques biographies succinctes de résistants qui étaient en lien au sein du même réseau.
Plus d'informations sur l'intervenant :
Laurent Bossi a grandi à Uzès. Très tôt passionné par la Seconde Guerre mondiale, il a découvert les écrits d’Aimé Vielzeuf, où figurent les noms des résistants uzétiens, également mentionnés dans le premier numéro du Républicain d’Uzès. Depuis plus de quinze ans, Laurent Bossi poursuit ce patient travail de mémoire et de recherche pour honorer les hommes et les femmes qui ont combattu pour la liberté, à Uzès comme ailleurs. Il prépare aujourd’hui un nouvel ouvrage consacré à la même période, mais cette fois-ci du point de vue des forces de l’Axe et de leurs soutiens.
Décembre 2026
Les conférences aux Archives
► Samedi 5 décembre 2026 à 14h00
En lien avec l'exposition : Le temps de la guerre. 1939-1945 dans le Gard![]()
"Les Justes"
Conférence - Par Patrick Cabanel.
Plus d'informations sur l'intervenant :
Patrick Cabanel est historien français . Directeur d'études à l’École pratique des hautes études, titulaire de la chaire Histoire et sociologie des protestantismes, ses travaux portent principalement sur l’histoire des minorités religieuses, de la construction de la République laïque et des résistances et de la Shoah.
► Samedi 12 décembre 2026 à 14h00
En collaboration avec la Société d'Histoire de Nîmes et du Gard
"Le comité de Nîmes : de l’assistance dans les camps de la zone libre (1940-1942) à la Résistance (1942-1944)"
Conférence - Par Anne Boitel.
→ Suivie de l'assemblée générale.
À l’automne 1940, environ 50 000 personnes sont internées dans les camps de la zone "libre" en raison de l’escalade répressive de la législation. Les préfets peuvent interner les "individus dangereux […] pour la Sécurité publique" (loi du 3 septembre). Puis, les étrangers "en surnombre dans l’économie nationale", surtout les républicains espagnols et les ressortissants de pays ennemis (loi du 27 septembre). Enfin, le 4 octobre, la loi prévoit d’interner les "étrangers de race juive" dans six "camps spéciaux". Le Comité de Nîmes, soit 25 organisations nationales et internationales, religieuses (juives et chrétiennes) et humanitaires, se crée dans l’urgence pour agir et venir en aide à ces "indésirables". Il s’agit de femmes, d’enfants, de vieillards, de malades et de "travailleurs intellectuels" considérés comme "inaptes" au travail tandis que les hommes âgés de 18 à 55 ans sont reversés dans les Groupes de travailleurs étrangers (GTE). Si, entre 1940 et 1942, le Comité est une vitrine "officielle" de l'action humanitaire dans les camps de zone libre où les conditions sanitaires sont catastrophiques, l’action devient "officieuse" et davantage résistante dès l’occupation allemande de la zone libre en novembre 1942. Le but est clair : se donner les moyens de sauver des vies et les arracher à la déportation vers l’Est.
Plus d'informations sur l'intervenante :
Professeure d’histoire-géographie, Anne Boitel est docteure en histoire contemporaine et membre associée de l’UMR TELEMMe (Temps, Espaces, Langages, Europe méridionale, Méditerranée Aix Marseille Université / CNRS) à Aix-en-Provence. Elle a soutenu sa thèse en 2016 sous la direction de Jean-Marie Guillon, thèse intitulée : Des camps de réfugiés aux centres de rétention administrative : la Cimade, analyse d’une action dans les lieux d’enfermement et de relégation (de la fin des années 1930 au début du XXIe siècle). Elle est l’auteure du premier ouvrage consacré au camp de Rivesaltes : Le camp de Rivesaltes-1941-1942. Du centre d'hébergement au Drancy de la zone libre (Presses universitaires de Perpignan, 2001). Enfin, Anne Boitel est membre du conseil scientifique du Mémorial harki de Saint-Maurice l’Ardoise.
Janvier 2027
Les conférences aux Archives
► Samedi 9 janvier 2027 à 14h00
En lien avec l'exposition : Le temps de la guerre. 1939-1945 dans le Gard![]()
"Du camp des Milles au camp Saint-Nicolas près de Nîmes, le parcours d’internement de Lion Feuchtwanger, écrivain allemand antinazi."
Conférence - Par Mariette Gutherz et Bernard Mossé, autour du film "Le Diable en garrigue".
Été 1940, la France bascule sous le régime de Vichy. Deux mille allemands et autrichiens, dont plusieurs artistes, antinazis et juifs, sont internés au camp Saint-Nicolas près de Nîmes.
Inspiré du récit autobiographique de Lion Feuchtwanger, Le Diable en France, le film retrace le parcours de l’écrivain allemand, du camp des Milles au camp Saint-Nicolas.
Au fil des images et des mots se tisse une histoire d’exil, d’internement et de Résistance et s’exprime la désillusion d’un humaniste face à la trahison de "la patrie des droits de l’homme" dans sa collusion avec le régime nazi. Un épisode honteux de notre histoire, qui interroge sur les dangers qui, plus que jamais, nous menacent aujourd’hui avec la montée des nationalismes identitaires d’extrême droite.
Un film produit par L’Œil écoute avec le soutien du Département du Gard, du Fonds citoyen franco-allemand, du Collectif Histoire et Mémoire du Gard.
Le film a obtenu le label Citoyen Unesco mis en place par la Fondation du camp des Milles avec la DILCRAH (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT).
Plus d'informations sur les intervenants :
- Mariette Gutherz, réalisatrice, est d’abord monteuse de fictions. Passionnée par la suite par le montage de nombreux documentaires, elle décide d’écrire et de réaliser ses propres films. À la fois intimes et politiquement engagés, portraits et récits de vie, ils scrutent le passé, le sien et celui de ses personnages, pour interroger le présent et les enjeux actuels de notre société.
- Bernard Mossé est historien et historien de l’art, membre du conseil scientifique de la Fondation du camp des Milles, dont il a été le responsable scientifique et pédagogique durant plus de dix ans (2009-2020), pour le volet Mémoire et Éducation. Il est par ailleurs co-responsable de la Chaire UNESCO d’Aix-Marseille Université dédiée à l’éducation à l’environnement.
► Samedi 23 janvier 2027 à 14h00
En lien avec :
- le Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) - En savoir plus

- l'exposition : Le temps de la guerre. 1939-1945 dans le Gard

"Les étrangers dans la Résistance"
Conférence - Par Jean-Paul Boré.
Le thème du CNRD 2027 met en lumière une page d'histoire universelle et indissociable de notre territoire : les étrangers dans la Résistance.
À l'image des héros parisiens du groupe Manouchian affiliés à la MOI, le Gard fut une terre de refuge et de combat pour des centaines de volontaires internationaux. Venus d'horizons divers, ces hommes et ces femmes ont choisi de risquer leur vie pour une patrie qui n'était pas la leur, unis par un idéal commun de liberté face au nazisme. Cet engagement se lit tragiquement dans les chiffres de la répression et du sacrifice : du Puits de Célas aux Pendus de Nîmes et on dénombre 28 nationalités parmi les 1165 déportés gardois ; Polonais, Allemands, Italiens, Espagnols, Algériens, Marocains ou Arméniens, etc., ils ont partagé les mêmes cellules, les mêmes maquis et parfois les mêmes convois de la mort.
Aujourd'hui, dans un monde où le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie ne cessent de croître, préserver leur mémoire est un devoir moral indispensable pour rappeler aux jeunes générations le prix de la liberté partagée par ces étrangers pour la Liberté de la France.
Plus d'informations sur l'intervenant :
Jean-Paul Boré est président de la délégation départementale des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.
L’AFMD, créée en 1995, agit pour la pérennité et la transmission de la mémoire de la déportation et de l'internement. Elle défend les intérêts moraux et l'honneur de la déportation, de l’internement et de la Résistance, lutte contre le racisme, l'antisémitisme, l’homophobie et toute résurgence du nazisme et toute idéologie prônant l'intolérance raciale ou religieuse.
Février 2027
Les conférences aux Archives
► Samedi 6 février 2027 à 14h00
En lien avec l'exposition : Le temps de la guerre. 1939-1945 dans le Gard![]()
"Le bâtonnier Charles Bedos"
Conférence de Virginie Bonfils-Bedos sur son grand-père Charles Bedos.
À travers son livre Résilience, Virginie Bonfils-Bedos retrace le parcours de Charles et Alix Bedos, ses grands-parents, pendant la Seconde Guerre mondiale. La conférence reviendra sur les actions de Charles en tant qu’avocat engagé contre le régime de Vichy et auprès de la Résistance, avant d’évoquer l’épreuve des camps d’extermination : la violence, la privation, la déshumanisation, mais aussi les ressources intérieures qui permettent de tenir lorsque tout semble perdu. En parallèle, elle évoquera le combat solidaire d’Alix et le soutien qu’elle apporta aux familles de déportés.
Virginie Bonfils-Bedos s’attachera également à une étape plus rarement racontée : le retour à Nîmes après les camps. En effet, sortir des camps ne signifie pas que l’on en revient véritablement. Il faut retrouver les siens, reprendre place parmi les vivants, reconstruire une existence et apprendre à porter ce qui ne peut être oublié.
À travers les expériences singulières de Charles et d’Alix, cette conférence abordera aussi la résilience comme la force de continuer à vivre, à agir et à transmettre malgré les épreuves et la souffrance.
Plus d'informations sur l'intervenante :
Virginie Bonfils-Bedos est écrivaine, scénariste, et consultante en optimisation. Son parcours professionnel l’a menée de la communication stratégique à la gestion de projets, d’événements et d’entreprises. Formée notamment aux sciences politiques et aux affaires européennes, elle nourrit depuis toujours un intérêt pour les parcours humains, les transformations de la société, et les systèmes qui nous entourent.
Son ouvrage Résilience est consacré à l'histoire de ses grands-parents, Charles et Alix Bedos, entre 1941 et 1946. Le récit s’appuie sur des archives familiales, sur le témoignage écrit de Charles concernant sa déportation, et sur les souvenirs transmis par Alix. Il est également le fruit de recherches menées dans des archives publiques, en France et à l’étranger. À la croisée du roman, de l’histoire et de la mémoire familiale, Résilience ouvre la réflexion sur la capacité humaine à surmonter les épreuves et à se reconstruire.
Mars 2027
Les conférences aux Archives
► Samedi 6 mars 2027
En lien avec l'exposition : Le temps de la guerre. 1939-1945 dans le Gard![]()
► à 14h00
"Le Puits des miracles"
Conférence - Par Patrick Cabanel, autour du livre d’André Chamson Le Puits des miracles.
Le Puits des miracles est un roman non localisé et non daté, ce qui lui donne un caractère universel. Mais il peut être intéressant de savoir qu’il a été écrit pendant les années noires de la guerre. André Chamson, né le 6 juin 1900 à Nîmes et mort le 9 novembre 1983 dans le 5e arrondissement de Paris, est un essayiste, historien, conservateur de musée et romancier français. Il a été directeur des Archives de France. Chamson s’est engagé dès 1939 dans l’Armée d’Alsace. Après la débâcle de juin 40, il rejoint son épouse Lucie Mazauric qui a suivi les chefs-d’œuvre du Louvre partis en exode. De septembre 1940 à mai 1943, les Chamson font partie de l’équipe qui les protège au musée Ingres de Montauban puis au château de La Treyne. C’est en 1942-1943 que Chamson écrit ce roman qui décrit le lent pourrissement des valeurs dans une petite ville qui pourrait être Montauban mais aussi n’importe quelle autre ville française. Le texte fait des portraits terribles du maréchal Pétain, d’Abel Bonnard, ministre de l’Instruction publique et de quelques personnalités montalbanaises, malheureusement représentatives des mauvais instincts qui se sont alors déchaînés. La voix de Chamson, chargée d’indignation, est celle de l’imprécateur qui dénonce avec désespoir la férocité du temps et toutes les déficiences et monstruosités qu’il engendre.
Plus d'informations sur l'intervenant :
Patrick Cabanel, né le 22 février 1961 à Alès, est un historien français, directeur d'études à l'École pratique des hautes études, titulaire de la chaire Histoire et sociologie des protestantismes. Ses travaux portent principalement sur l’histoire des minorités religieuses, de la construction de la République laïque et des résistances à la Shoah.
► à 16h00
"Quels hommes sommes-nous devenus ? André Chamson, itinéraire d’un humaniste au XXe siècle."
Conférence autour du fonds et de l’exposition du Carré d’Art "Quels hommes sommes-nous devenus ? André Chamson, itinéraire d’un humaniste au XXe siècle." - Par Eddy Noblet, Guillaume Boppe et Micheline Cellier.
Retour sur l’exposition remarquable qui s’est tenue à la galerie de l’Atrium du Carré d’Art du 14 avril au 11 juillet 2026 a mis en valeur le fonds exceptionnel conservé à la bibliothèque du Carré d’Art : manuscrits, correspondances, photographies, dessins et archives personnelles d’André Chamson, confiés à la Ville de Nîmes en 2021 puis complétés en 2024. Né à Nîmes en 1900, André Chamson (1900-1983) fut écrivain et essayiste, résistant engagé, membre de l’Académie française, directeur des Archives de France, officier de la brigade Alsace-Lorraine aux côtés d’André Malraux.
L’exposition a retracé son parcours d’humaniste engagé, profondément attaché aux Cévennes et aux valeurs de liberté, de résistance et de fraternité. Elle visait également à faire redécouvrir son œuvre littéraire. Cette exposition était particulièrement liée au dépôt des archives familiales de Chamson conservées au Carré d’Art, un fonds patrimonial majeur pour la ville.
Plus d'informations sur les intervenants :
- Eddy Noblet est directeur adjoint, responsable des fonds patrimoniaux Carré d’Art bibliothèque.
- Guillaume Boppe est responsable du service Patrimoine à la Bibliothèque Carré d'Art.
- Micheline Cellier-Gelly, agrégée de lettres, docteure ès lettres et maître de conférences honoraire, est la principale biographe d'André Chamson. Présidente des Amis d'André Chamson, elle contribue depuis de nombreuses années à la valorisation et à l'étude de son œuvre et de ses archives. Elle a consacré une grande partie de ses travaux à cet écrivain : thèse de doctorat sur André Chamson (1998) ; auteure d'une biographie de référence publiée chez Perrin en 2001 ; contributrice à l'édition de ses œuvres complètes ; coéditrice de la correspondance entre André Chamson et Jean Guéhenno ; auteure ou co-auteure de plusieurs ouvrages récents, dont André Chamson, Résister ! publié à l'occasion de l'exposition du Carré d'Art. Dans le cadre de l'exposition du Carré d'Art à Nîmes, elle est intervenue comme biographe et spécialiste de référence de André Chamson.
► Samedi 13 mars 2027
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► à 14h00
"Le Pasteur Pierre-Charles Toureille."
Conférence - Par Jean Vaché et Christine Garcia.
Pierre-Charles Toureille est né à Nîmes le 5 mai 1900. Son père est directeur des octrois de la ville ; sa mère, née Léonie Bastide, se distingue pendant la Première Guerre mondiale en secourant et soignant les blessés, notamment les soldats slaves parvenus jusqu’à Nîmes. Le pasteur Pierre-Charles Toureille (1900-1976), fortement marqué par la Première Guerre mondiale et la découverte de la Tchécoslovaquie, s’engage en faveur de l’amitié entre les peuples. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il déploie toute son énergie dans l’organisation en France de l’aide internationale aux réfugiés de guerre, juifs pour la plupart, ce qui lui vaut la "Médaille des Justes" en 1973
Le n° 37 avril 2022 de la Revue d’Histoire de Nîmes et du Gard a publié la conférence de Jean Vaché donné aux Archives départementales du Gard : Pierre-Charles Toureille, 1900-1976. Portrait d’un homme juste.
► à 16h00
"La cavale, Jacob et Sonia Barosin chez les Justes et projection du court métrage Tu n'as rien entendu..."
Conférence par Jean Vaché autour du livre La cavale, Jacob et Sonia Barosin chez les Justes et projection du court métrage Tu n'as rien entendu... de Clotilde Verriès.
Ce livre est un vade-mecum de la fuite au temps des persécutions. Jacob et Sonia, jeunes mariés fugitifs ne visent, pendant des années, rien d’autre que la survie, l’évasion quand on est pris, le glissement entre le bord externe et le bord interne des règlements obscènes de Vichy et cela sans faire de mal à autrui et chaque fois que possible du bien. Les deux très jeunes gens furent ce couple furtif, intuitif et courageusement attentif aux signes de bienveillance comme à ceux de malveillance, qui, bien interprétés, les sauvèrent des périls. Ils ont quitté Berlin en 1933 aux sons de "Quand coulera le sang juif de nos couteaux tout sera encore plus beau…". Ils sont juifs russes, étudiants en Allemagne tous les deux. Ils s’échappent à Paris. Lui est déjà Docteur, en Philosophie et Histoire de l’Art- dont il entendra un fonctionnaire de la Préfecture lui dire, à l’énoncé de ses titres, que « les choses évoluant c’est maintenant l’Histoire du lard. » Ils se réfugient à Paris. Tout est incertain et dangereux. Entre le droit à résider et le droit à travailler les portes, sitôt ouvertes se referment. Jacob s’engage dans l’armée Française avec la promesse d’être naturalisé après. « Après » quoi ? Et vite les arrestations, évasions, camp d’internement, caches, séparations. Elle à Nice où elle coud pour manger ; lui dans l’Hérault, le Gard (Nîmes), Lunel. Tous les deux à Montpellier, au concert qu’y donne Pablo Casals le 12 juin 1942. La fuite est faite de détails, hésitations brèves, décisions en un regard et coïncidences admirables qui sont « la substance même dont sont faits les miracles ». Chaque fois préférer la vie, quelle que soit sa durée, et la gratitude. Dans le Midi, Jacob et Sonia rencontreront le refuge cévenol pour nouveaux persécutés qui fut construit, nourri et vivifié par les anciens persécutés que furent les Réformés, les Parpaillots. Nous savons déjà comment de pasteurs à préfet, d’institutrice à hameau nombre de sauvetages discrets furent tramés. Après la guerre, la France dont ils désirent devenir citoyens les refuse. Jacob Barosin écrit : " L’Europe était malade". L’Amérique s’ouvre. Barosin s’y épanouira comme artiste peintre. Dans ses tableaux figurent les lieux et visages de Montméjean, Clarensac, Florac, Langlade.
Plus d'informations sur les intervenants :
- Christine Garcia est la mémoire vivante du Pasteur Toureille, son grand-père. Elle a contribué à créer l’association des Amis du Pasteur Toureille.
- Jean Vaché est né le 1er juillet 1934. Il est traducteur anglais de littérature, Agrégé de l’Université, Maître de conférences e. r., Université Paul Valéry Montpellier III. Il a également enseigné lors d’échanges semestriels avec les universités suivantes aux Etats-Unis : Yale University, Cornell University, Davidson College, University of Colorado at Boulder, University of Iowa at Iowa City, University of Texas at Austin. À son retour des USA en 1986, il a fondé le premier Centre de Langues informatisé de l’Université Paul Valéry Montpellier III, et été l’un des premiers à créer des classes dotées d’ordinateurs pour chaque étudiant. Il a fondé en 1987 le centre de Langues de Tahiti, qui est devenu ensuite l’Université de la Polynésie française. À la chute du Rideau de Fer en novembre 1989, il a été mandaté pour créer des Centres de Langues dans plusieurs pays de l’est, dont la Tchéquie et la Slovaquie. Il est retraité depuis 1999. Il a traduit La Cavale. Un peintre juif et son épouse dans la France des années 1940. Jacob Barosin- Paris, Ampelos, 2021.
► Mercredi 31 mars 2027 - NOCTURNES DE L’HISTOIRE.
En lien avec l'exposition : Le temps de la guerre. 1939-1945 dans le Gard![]()
► à 17h30
"Eve et les siens. Alsace Cévennes, Nîmes. Les chemins de la liberté."
Conférence par Anny Bloch autour de son livre "Eve et les siens. Alsace Cévennes, Nîmes. Les chemins de la liberté"..
Anny Bloch, écrivaine, propose une conférence grand public en lien avec son histoire d'enfant caché dans le Gard. Elle interroge sur la destinée des femmes d’après-guerre à travers celle de sa mère. L’essentiel de la biographie se déroule à Nîmes et s’appuie sur des témoignages, mémoires, photographies et les archives départementales de Nîmes dans lesquelles elle a trouvé des documents importants qui ont enrichi son dernier ouvrage
Réfugiés à Nîmes en octobre 1940, Eve (20 ans) et son mari Max, jeunes juifs lorrains doivent se cacher dans les Cévennes, à Vialas. Ils survivront grâce à la bienveillance de la population, la prudence et la chance. À la libération, installés à Nîmes, ruinés par l’exode, ils écrivent une nouvelle page de leur existence à une époque où les femmes découvrent l’indépendance et la liberté.
Plus d'informations sur l'intervenante :
Née en 1944 dans les Cévennes, sociologue, membre du Collectif Histoire et Mémoire. Docteure en sciences sociales au CNRS, médaille d’honneur du CNRS. Chercheur au CNRS, éditrice de la Revue des sciences sociales et Diasporas, Histoire et Sociétés. A écrit et publié un grand nombre d’articles et notamment dans L’accueil et le Refuge en Cévennes des familles juives, 1940-1944 ; Les Cévennes, terre de refuge, Enquête sur le refuge des juifs en Cévennes (1940-1944).
► à 19h30
"Vincent Faïta, Jean Robert et leurs compagnons"
Conférence - Par Jean-Paul Boré.
Jean Robert et Vincent Faïta, deux jeunes militants communistes et syndicalistes, déjà actifs à Marseille et obligés de fuir, viennent à Nîmes pour animer les premiers actes de la Résistance locale. Dotés d'un courage exceptionnel, ils multiplient les actions de sabotage ferroviaire, les attentats ciblés contre l'occupant et la distribution de tracts. Arrêtés une première fois, tous deux réussissent des évasions spectaculaires pour replonger immédiatement dans le combat au sein des Francs-tireurs et partisans. En février 1943, Jean Robert orchestre notamment l'explosion d'un hôtel réquisitionné par les soldats allemands. Arrêtés définitivement début mars 1943 à la suite de dénonciations et de filatures, ils font face à un procès inique devant la Section spéciale de Vichy. Malgré la défense héroïque du bâtonnier Charles Bedos qui sera déporté à Mauthausen pour les avoir défendus et de Maître Maurice Delran, ils sont condamnés à mort. Le 22 avril 1943, Jean Robert et Vincent Faïta sont guillotinés à Nîmes, mourant en entonnant La Marseillaise et en criant leur foi en la liberté et en leur parti, le PCF.
Plus d'informations sur l'intervenant :
Jean-Paul Boré est président de la délégation départementale des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. L’AFMD, créée en 1995, agit pour la pérennité et la transmission de la mémoire de la déportation et de l'internement. Elle défend les intérêts moraux et l'honneur de la déportation, de l’internement et de la Résistance, lutte contre le racisme, l'antisémitisme, l’homophobie et toute résurgence du nazisme et toute idéologie prônant l'intolérance raciale ou religieuse.
Mai 2027
Les conférences aux Archives
► Samedi 19 mai 2027 - à 17h30
Soirée de clôture du cycle de conférence en lien avec l'exposition : Le temps de la guerre. 1939-1945 dans le Gard![]()
► Présentation de la deuxième publication des Archives départementales sur la Seconde Guerre mondiale dans le Gard : Fragments d’histoire.
► "Jean-Jacques Rein, chef des éclaireurs et des éclaireuses israélites de France".
Conférence - Par David Storper.
Jean-Jacques Rein (1920-1943) est un membre de la Résistance juive en France, arrêté lors de la rafle de la rue Sainte-Catherine à Lyon, le 9 février 1943, par la Gestapo, sous les ordres de Klaus Barbie. Il est déporté dans le convoi du 25 mars 1943, partant du camp de Drancy vers le camp d'extermination de Sobibor, où il est assassiné le 30 mars 1943 à l'âge de 23 ans.
Il est chef des éclaireuses et éclaireurs israélites de France (EIF).
Jean-Jacques Rein était membre de la Sixième à Limoges, où il en est responsable régional, puis à Nîmes, où il s'occupe des EIF, puis des jeunes non organisés, et finalement, se consacre à la Sixième. Il fabrique des faux-papiers et cherche des planques pour les réfugiés.
Plus d'informations sur l'intervenant :
David Storper est le président du collectif Histoire et Mémoire. Il a mené à bien en 2025 le projet de reconstruction du monument en hommage à Bernard Lazare aux Jardins de la Fontaine de Nîmes.